Les chutes d’Iguazú

Je vous emmène à Iguazú le temps d’un article.

Ce fut un voyage de quatre jours au départ (en avion) de Buenos Aires, réalisé avec un groupe d’amis rencontré dans la capitale. 

Au carrefour de trois cultures 

Iguazú est connu mondialement – pas assez à mon goût – pour ses chutes incroyables qui marquent la frontière entre l’Argentine et le Brésil.  Cet ensemble de 200 chutes s’étend sur environ 2,5 km et se situe à cheval sur l’Argentine (80%) et le Brésil (20%). Déclarée merveille mondiale au patrimoine de l’UNESCO en 1994, deux parcs nationaux existent de part et d’autre depuis les années 1940. 

A quelques kilomètre du parc se trouvent les deux villes argentines et brésilienne : Puerto d’Iguazú et Foz do Iguaçú. La première, petite bourgade tranquille de la province de Misiones, se démarque de sa cousine brésilienne, quatrième ville de l’Etat de Paraná. 

Nous avions pris l’avion Buenos Aires – Puerto d’Iguazú. A l’atterrissage le contraste est saisissant : la chaleur et cette terre rouge, le climat tropical, pas de doute nous avons bien quitté la province de Buenos Aires et sommes bien arrivés à celle de Misiones. Nous nous trouvons bien loin du chaos de la capitale fédérale, tout semble plus tranquille et cela se ressent même dans la manière de parler des gens.

Le premier jour, nous sommes arrivés en début d’après midi et nous avons logé à Puerto d’Iguazú. Après avoir posé nos affaires à l’auberge et mangé, nous avons visité cette ville argentine qui est se situe exactement à la jonction des fleuves Iguazú et Paraná, frontières naturelles avec le Brésil et le Paraguay.  

 

Parque national Iguazu – Argentina

Le second jour, nous avons visité le parc côté argentin. 

Se rendre à Iguazu

Nous avions gardé le contact du chauffeur de taxi de la veille – pour rejoindre le centre ville de l’aéroport il n’y a aucun transport en commun – avec qui nous avions échangé sur les activités touristiques de la région. Il est donc venu nous chercher à notre auberge comme des rois, pour nous amener jusqu’aux chutes. Il est possible d’effectuer ce trajet en transport en commun, mais à cinq les frais de taxi se sont avérés dérisoires et un meilleur rapport qualité-prix. 

Il est fortement recommandé de venir avec ses provisions dans le parc car tout y coûte extrêmement cher. Nous avions donc acheté notre casse-croute dans un supermarché sur le chemin entre l’auberge et le parc. En parlant de prix, l’entrée du parc coûte 500 pesos argentins (en août 2017 = 23€) pour les étrangers et 100 pesos pour les résidents Mercosur.  Le pays étant soumis à une inflation délirante, le prix du parc peut tout à fait augmenter dans quelques mois. Il est possible de payer dans plein de devises différentes, notamment en euros et dollars, mais en général cela revient beaucoup plus cher avec les frais, commissions et autre. 

Marcher au plus près des chutes d’Igazú

Le parc est très bien organisé. Plusieurs parcours bien faits, un plus bas et un plus en hauteur, permettent de découvrir les chutes d’une manière adéquate et de s’y approcher au plus près. Il est également aménagé pour les personnes à mobilité réduite puisqu’il y a un petit train qui en fait le tour et rejoint les départs de chaque parcours. 

Le sentier inférieur, le premier que nous avons pris, est bien fait dans la mesure où il permet au visiteur de découvrir les chutes au fur et à mesure et de se laisser surprendre par une vue encore plus belle que 10 mètres avant.  

Nous le savons tous, le mélange d’eau et de soleil ça donne un arc-en-ciel ! Mais quel spectacle que de le voir tout le long du trajet, s’étendre dans toute sa splendeur.  

Le sentier supérieur nous emmène dans la partie plus calme, au dessus des chutes. On croirait se trouver au fin fond de l’Amazonie, remontant un bras du fleuve en quête d’aventure. 

L’époustouflante « Gorge du diable »

Le clou du spectacle est l’arrivée au dessus de la Garantua del diablo (« la gorge du diable »). Au détour d’un virage, la voilà sans crier garde, et surprend d’autant plus que l’on ne s’y attend pas. On a l’impression d’être dans l’épicentre d’une tornade, c’est à la fois impressionnant et émouvant. Certaines personnes crient de surprise, d’autres rient ou d’autres encore pleurent face à cette merveille de la nature. 

Nous sommes sortis du parc vers 17h30 en y étant entrés vers 10h. Nous avons pris notre temps mais nous n’avons pas trainé pour autant, donc je pense que c’est au moins le temps qu’il faut compter pour visiter le parc argentin. Pour celles et ceux qui souhaitent profiter « jusqu’au bout », les horaires d’ouvertures sont 8h – 18h. Je pense effectivement qu’à 8h du matin les sentiers sont moins peuplés et il est un peu plus agréable d’y marcher et d’y prendre des photos. Quand il fait beau en hiver les températures y sont parfaites (autour de 25°) et en été je pense que la chaleur combinée à l’humidité doit être assez insupportable (sans compter l’invasion de moustiques). 

Parque national Iguaçú – Brazil 

Le troisième jour a été consacré à la visite du parc brésilien, Iguaçú. La vue sur les chutes y est très différente et vaut tout autant le détour. Bien qu’ayant une superficie beaucoup plus vaste que l’autre, le chutes occupent moins d’espaces et le sentier pour les voir est plus court, par conséquence la direction du parc a misé sur pas mal d’activités touristiques diverses et variées. Très honnêtement ce sont des attrapes touristes et ne valent pas le prix investit, il vaut mieux garder son temps et son argent pour autre chose comme la visite du parc des oiseaux ou de la central d’Itaipu – que j’ai regretté de ne pas avoir fait.

A Iguazú la découverte des chutes était progressive, tandis qu’à Iguaçú la vue est panoramique. Elles sont toutes là et s’offrent à nous d’un regard. 

Toutefois, le parc est également très bien construit de ce côté-ci et nous permet d’être au plus près des chutes. On peut voir la fameuse Gorge du diable mais cette fois d’en bas, et rien que pour ça, la visite vaut le coup. 

Nous avions notre vol le dernier jour en fin d’après-midi. Nous avons donc profité de la matinée pour visiter le centre ville de Foz do Iguaçú avant de repasser la frontière et rentrer « à la maison ». 

 

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