La Laguna Brava de La Rioja

Province de la rioja

Après mon séjour dans la province de Cordoba et avant d’aller plus au nord, j’ai effectué un petit détour dans celle moins touristique mais non moins impressionnante de La Rioja.

La Rioja c’est la quatrième province la moins peuplée d’Argentine, avec ses 378 047 d’habitants1. Elle se situe à l’ouest de la province de Cordoba et est frontalière avec le Chili. Son climat y est semi-aride, ce qui se traduit par des hivers très courts, des étés très chauds, une faible humidité et un taux d’ensoleillement très élevé.  Autant dire, très loin du climat européen !

La « Sierras pampeanas », région géographique d’environ 300 000km2 à cheval sur plusieurs provinces argentines, recouvre une bonne partie de La Rioja. La « Sierras pampeanas » est la deuxième chaîne de montagnes plus importante après la cordillère des Andes. Son nom vient du sommet arrondi appelé « pampas » de certains monts de la chaîne2.

Une autre caractéristique géographique de la région de La Rioja est le volcan endormi Monte Pissis qui est le 3ème sommet le plus élevé de la cordillère de Andes culminant à 6 792m d’altitude.

La Rioja a connu une plus faible immigration d’Européens au début du siècle que les autres provinces, mais une certaine immigration syrienne et libanaise. La famille Menem de l’ancien président des années 90 en est un des représentants les plus connus. Carlos Menem, président de 1989 à 1999, a mené une politique ultra libérale qui a complètement dérégulé l’économie argentine et a énormément creusé les inégalités. Aujourd’hui âgé de 87 ans, il s’est fait réélire comme sénateur aux dernières élections législatives (du 22 octobre 2017) prolongeant son immunité face aux condamnations de corruptions qui planent sur lui depuis 2015…

Niveau tourisme, La Rioja peine à se développer malgré ses sites exceptionnels, comme le parc national Talampaya ou la Laguna Brava que j’ai visité le premier jour.

La réserve protégée de la Laguna Brava

La Laguna Brava ou « réserve provinciale Laguna Brava » est un espace protégé de 405 000 hectares, s’étendant de 2500 à 4500 mètres d’altitude.

De Villa Union le village où je logeais, le site se situe à presque 200km, il faut donc prévoir la journée entière pour le visiter. Il est possible de faire la route avec son propre véhicule – il est recommandé d’avoir un 4×4 ! – mais il est obligatoire d’être accompagné d’un guide. Pour ma part, ne disposant pas de voiture, j’ai opté pour l’option réservation d’excursion. Nous sommes donc partis le matin vers 9h dans un 4×4 avec le guide et 4 autres touristes.

La route d’accès jusqu’à la Laguna Brava est exceptionnelle et vaut à elle seule le détour. On passe dans un canyon aux formations paraissant irréelles et aux couleurs changeant tous les 100 mètres.

En arrivant au col juste avant la Laguna Brava, le décors change complètement de nouveau, et parait quasiment lunaire.

La réserve comporte plusieurs lagunes salines dont la plus importante est la Laguna Brava, de 17km de long et entre 1,5 et 3 de largeur. De nombreux Flamants de James (flamants roses) ont élu domicile sur la saline, ce qui rend le tableau très photogénique.

Sur tout le chemin et au bord de la Laguna, on peut voir des vigognes, ces petits lamas sauvages.

Plusieurs refuges ont été construits dans les environs au XIXème siècle, et permettaient aux bergers de s’abriter. Le « Refugio del Peñon » datant de 1873 se situe à quelques 4000m d’altitudes. 

Et pour finir deux dernières photos :

 

En conclusion, pour ceux qui disposent du temps et des ressources pour, c’est une excursion à faire à tout prix pour voir des paysages exceptionnels.


1) http://www.europaworld.com/pub/entry/ar.ss.2  

2) http://dsostenible.com.ar/tursmeclgc-srrspmpnsrgntn/

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