Un verger à Merlo

Pour mon troisième volontariat, je souhaitais aller dans la région de Mendoza, de renommée internationale pour ses vins. Malheureusement, je n’ai pas dû être la seule à avoir eu cette idée là et compte tenu de la période estivale approchant à grand pas, je n’ai rien trouvé à temps dans cette région. C’est comme ça, que j’ai commencé à prospecter dans les régions alentour et ai fini par me retrouver à Merlo, dans la province de San Luis.

Je suis donc arrivée dans la famille très accueillante de Vanina et Daniel. Ils ont transformé l’ancien hôtel San Luis, dans la famille depuis plusieurs générations, en pension. Par ailleurs, ils disposent d’un immense jardin rempli d’arbres fruitiers dans le parc de l’hôtel. A côté de leur rente, ils s’adonnent notamment à la confection de confitures, vinaigres et prochainement vin.

Personnellement, j’ai aidé essentiellement à jardiner et à la préparation du vinaigre de prune.

L’hôtel San Luis, une propriété au bien beau jardin

Le jardin de l’hôtel San Luis

A l’arrière de l’ancien hôtel San Luis, s’étend son petit parc avec au bout…une piscine ! L’hôtel ayant cessé son activité depuis deux ans, cette piscine n’est plus qu’à disposition de la famille (et non des autres pensionnaires) et j’ai pu profiter de ce petit privilège.

Le jardin de l’hôtel San Luis dispose d’un petit vignoble, assez grand pour produire du vin mais pas assez pour en vendre.

En outre, les vignes sont utilisées le long du mur extérieur comme tonnelle, chose très agréable en été.

A part ça, il y a énormément d’arbres fruitiers : des pruniers,  des péchers, des pommiers et de grands noyers au fond.

  

Et pour finir, une vue du fond du parc qui parait sans fin :

Jardinage à l’hôtel San Luis

La tâche de jardinage a essentiellement consisté à nettoyer le vignoble en enlevant les mauvaises herbes et dégageant les allées, chose qui n’avait pas été faite depuis un an. Au final, en quelques demies journée à trois nous en sommes venues à bout.

  

 

La confection de vinaigre artisanal 

Plusieurs étapes et plusieurs semaines sont nécessaires à la fabrication du vinaigre artisanal, mais en soit rien de bien sorcier.

Les fruits : récolte et fermentation

Evidemment, avant toute chose il faut récolter les fruits à base desquels on souhaite fabriquer notre vinaigre. Parce qu’il n’existe pas seulement le vinaigre de vin, mais peut être fabriqué avec toute sorte de fruit.

 

Après avoir récolter les fruits, il faut les écraser afin d’en faire sortir le jus qui fermentera.

Dans le cas où on teste la fabrication du vinaigre pour la première fois, il faudra alors attendre quelques semaines à l’abri de la lumière et à température entre 20 et 30 degrés pour que la fermentation ait lieu. Dans le cas contraire, on peut utiliser la mère du précédent vinaigre pour accélérer le processus.

La mère du vinaigre

La « mère du vinaigre », oui oui ! Il s’agit d’un champignon généré par la fermentation, et qui se nourrit de la fermentation. Ainsi, si on donne « à manger » à la mère du vinaigre en y ajoutant d’autres fruits, celle-ci ne va cesser de grossir. D’après mon hôte, les plus grosses datent de 300 ans et se trouveraient en Italie.

En quelques mots, la mère du vinaigre ressemble à une espèce de méduse ou quelque chose de tout visqueux. Pas très ragoutant, il faut bien le dire, mais indispensable.

Une fois existante, la mère du vinaigre permet de recréer du vinaigre beaucoup plus rapidement en l’ajoutant aux fruits en fermentation.

Il faut donc bien filtrer le liquide obtenu de la fermentation si on veut en extraire complètement sa mère et qu’on ne veut pas en recréer une nouvelle dans la bouteille.

Quand on ré-ouvre le sceau, la mère s’est formée et ressemble à ça :

 Nous avons filtré deux fois, la première avec un simple torchon pour enlever les plus gros morceaux :

 

La deuxième filtration s’effectue avec un filtre beaucoup plus fin. Mes hôtes en disposaient d’un en nylon, apparemment assez onéreux mais très efficace.

 

Pour conclure, à défaut d’avoir appris le procédé de fabrication du vin à Mendoza, j’aurais appris celui du vinaigre à Merlo !

 

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